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FMI
MARTELLY RATE SON ENTREE DANS LE MONDE DE LA DIPLOMATIE INTERNATIONALE
par Dan Albertini -
Point n'est
besoin d'être sorcier pour comprendre ce qui va se passer dans les prochaines
soixante douze heures au FMI. Le nom du prochain DG sera un secret de
polichinelle, les influences se tairont. Combien de candidats ont été voir Martelly en quête d'un appui, quand le Brésil offre des indices, il reçoit
lui-même. Si Haïti est membre fondateur du FMI, la
République joue-t-elle sa partition avec Martelly ?
Le président du
14 mai a
annoncé une ère nouvelle mais, à quand et où ?
Nous avons surtout
plaidé en faveur de
''Haïti la Diplomatie d'abord'' dans le contexte des priorités de la
Présidence. L'axe diplomatique déballé ne démontre à ce jour aucun changement pour un point
hérité comme une des grandes faiblesses de la République. Les effets positifs
ne viendront pas du hasard comprenons-le. L'ancien président, René Préval en
l'occurrence avait d'ailleurs renoncé à l'exercice de la présidence de la CARICOM.
Martelly devra rapidement faire la différence, afin d'éviter les effets
pervers malheureusement qui ont germé tout récemment.
La curiosité de
la Présidence est-elle assez éveillée, quand on constate la démarche du DG des Affaires étrangères, en
l'occurrence Jacques Nixon Myrtil qui soupirait ainsi après l'AIEA-2008 : <<
Accorder
une attention particulière aux pays les moins avancés...>> dont Haïti.
Ce qui laissait deviner qu'il était si avancé dans son jugement, au point de
posséder même un plan de gestion de crise. Il insistait en
faveur d'interventions de ce genre dans le pays, alors qu'on constate
aujourd'hui, la crainte inspirée de ce secteur à travers le monde.
Pure cupidité qui
devrait alerter, d'autant plus que l'action Monsanto est appuyée en Haïti par
Jean-Robert Estimé, tagué à Madagascar.
Et alors,
le FMI comme outil de négociation aujourd'hui avec Martelly Président !
LE SILENCE DU PRESIDENT
EST-IL UN FACTEUR D'IGNORANCE, DE LÂCHETE OU DE PRUDENCE ?
Martelly le
sait-il ou l'ignore-t-il, il y a vote au FMI pour combler le siège vacant
de Dominique Strauss-Kahn accusé de 7 délits graves, par la justice
américaine. Haïti pourrait-elle proposer un candidat pour marquer le changement
ou, pour appuyer le candidat du Mexique par solidarité continentale ? Sinon, quel
serait le gain stratégique pour un appui à un candidat européen ? Pire,
Lagarde de la France.
Pas une
déclaration, pas un indice, pas un signe d'intérêt, quand le président avait
rencontré Strauss-Kahn, le 19 avril peu avant son investiture. Mieux, peu
avant la déchéance significative de Dominique Strauss-Kahn.
Ignorance
La présidence de Martelly
a-t-elle le droit d'ignorer quand elle prétend savoir ?
Le président est en
fonction, finissons-en avec les campagnes et, leurs déclarations à
l'emporte pièce. Finis les ragots ou les
exclamations sentimentales appuyées d'un Wyclef Jean collatéral. Nous parlons
d'obligations de résultats à court terme pour une présidence qui n'a su s'encadrer d'un
programme de parti structuré et de son soutien, au point de perdre du temps
considérable dans l'introduction de sa primature.
Que dit donc la commission des affaires
étrangères du Sénat de la République, sur ce sujet ? Le président n'a plus le
droit d'ignorer car la rigueur au domestique doit trouver son équivalent dans
l'international, quand celui-ci veut déjà écorcher les transferts venant de
la Communauté Haïtienne Internationale, qui possède à elle seule, la capacité
de financer toute la reconstruction intelligente d'Haïti.
Ce curieux silence est-il
signe d'ignorance sinon, où est donc cette
cellule de crise de la présidence ? Car il y a urgence au FMI pour la
République d'Haïti.
Lâcheté
Le président Martelly était
accompagné et
conseillé au FMI, par un spécialiste en droit international des affaires en la personne de Me.
Thierry Mayard-Paul, son chef de cabinet, de son conseiller juridique, Me.
Grégory Mayard-Paul et, par Wilson Laleau son conseiller économique.
Le cas Strauss-Kahn à New York
a le profil des intérêts
vitaux de la raison de l'indépendance d'Haïti en 1804. La libération des Noirs
et la garantie de cette libération. Une femme noire a été agressée
sexuellement par un potentiel candidat à la présidence française, cette France
de Lagarde, et, haut
fonctionnaire du FMI. La France intellectuelle et politique s'était rangée
derrière son homme et clamait son innocence sur des
exclamations amicales, sans fournir de preuves. Haïti n'a répondu par la voix de son président qui parle
de souveraineté nationale quand ''le politique français'' commentait la
présence de Duvalier et d'Aristide en Haïti, avant les élections. Ce qui
laisse à supposer un manque de courage du Président, sans
argument ni stratégie, apeuré par une diplomatie internationale équilibrée.
Vous voulez amnistier, mais à quel
prix et au profit de qui ?
Était-ce ça l'objet de
votre discours sur la souveraineté de la République pour écarter un procès des
institutions internationales à Duvalier ? Où serait donc passé ce courage,
alors que vous avez ici l'occasion de prouver l'intelligence économique
effective de notre souveraineté, de votre Présidence ?
N'oublions surtout pas que le
débat citoyen n'est pas un chèque en blanc au président aux dépens d’autres
élus.
La Présidence a-t-elle donc
consulté le comité du Sénat de la République sur les Affaires Étrangères ? N'oubliez pas
Monsieur le Président, que vous aviez déjà fait appel à l'aide d'acteurs
internationaux dans la gestion des affaires du CEP. Ingérence !
N'oubliez pas que cet axe
diplomatique de la haute finance est un échiquier majeur comme un chéquier pour Haïti. Où en
sommes-nous d'abord :
piètre de prudence, mais
lâcheté gravissime en apparence
devra-t-on juger ?
Prudence
Le facteur prudence est en
effet non négligeable, nous l'admettons.
Mais comment justifier cette retenue
? Nous mènera-t-elle vers un actif bien élaboré dans les relations internationales ? L'obligation d'y répondre
revient à la présidence haïtienne. Monsieur le président, comme on se le
faisait dire dans notre enfance : << Haïti devant, la France est derrière vous...>>.
Cela a déjà donné la honte d'un régime Duvalier dont l'héritier, le candidat
pressenti aux Affaires Étrangères de la République. Comprenez ici la prudence
des autres élus des deux chambres.
Si le FMI est une action
importante, c'est une réponse qui n'est pas des cent jours,
encore moins des ''90'' de nos attentes.
Le FMI est-il un impératif
diplomatique pour la Présidence, où sont vos conseillers ? Où est le reste de
l'intelligence républicaine ? Devrait-on déduire que Martelly président,
rate la première cible, soit son entrée dans le monde de la diplomatie
internationale ?
Vous êtes
aux commandes maintenant, acta non verba. Int/25-05*01-06-2011 |