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BUSH DES POMMETTES QUI S'AFFAISSENT TRAHIRAIENT
PLUS QUE DES POCHES SOUS LES YEUX...
Par Dan Albertini
- Qui de mieux peut connaître le président américain que ceux qui l'observent
jour après jour si ce ne sont ceux qui le côtoient au quotidien. Cependant
c'est à l'instar de plus d'un journaliste, ce coup d'oeil d'observateur indépendant, que l'on arrive à distinguer ce
que dans l'ombre, les siens ne révèleront. Il a changé de look le président
mais mieux, d'habitude aussi..
Bien sûr il a vieilli
comme tout le monde. Et, mieux encore, comme ceux qui endossent de sa grande responsabilité.
Son ami Tony Blair par exemple avec qui il partageait cette cadence sportive
complice. Son pas devient loud et hésitant aujourd'hui. Le président a même changé
d'habitude, on le voit main dans la main avec Mahmoud Abbas, loin des
habitudes du cowboy texan.
Il y aurait probablement un peu de nostalgie du pouvoir pour celui qui a définitivement
pris l'habitude d'en jouir de sa protection rapprochée. Certains critiques
pourraient même s'essayer en évoquant un peu de mélancolie pour
celui qui aurait tant à cacher sur des mensonges de tant de guerres et
d'efforts de guerre. Un new born ne mentirait plus. De Enron à Guantanamo que va-t-on découvrir chez les Bush
en 2009 ? Car, c'est sans peine qu'on s'imagine de nouvelles règles autour du prochain
président.
L'éventail est à ce point large.
Le président a depuis quelques temps, pris un
petit air qui ne rassure les observateurs alertés. On constate un regard
furtif, assombri, pour un visage qui inquiète. Des pommettes qui s'affaissent
trop pour la qualité des soins d'un président de son âge. Non parce qu'il
paraît effrayant ou, menaçant à évoquer Ben Laden mais, parce que ce visage
offre des traits qui ressembleraient à un manque de sommeil chronique.
Le protégé du pasteur... aurait-il fait une
rechute, du mal soulagé par ce pasteur ami de la famille ?
Le monde entier comme l'Amérique a pris l'habitude
des gestes prompts de salutation du président américain lorsqu'il monte ou, descend,
en solitaire, de
son hélico one. Geste différend par contre de celui de ses conférences de
presse ou de ses briefing où, il y a visiblement auditoire. Nous avons de
notre côté pris l'habitude d'observer cet homme dont les décisions pèsent
lourd sur la vie de chaque citoyen du monde moderne. La Bush list par exemple qu'on ne
saurait justifier à l'infini quand les États Unis détiennent Guantanamo et,
une série de vols secrets en complicité avec certains pays européens, en plus
de relations avec l'équivalent d'États voyous.
Quand
la puissante armée américaine dépense milliard sur milliards pour offrir un
spectacle lamentable justifié par un perpétuel recommencement du scénario raté
qui rapatrie dépouille sur cadavres par unité d'imperméable zeeplock, aux familles américaines
éplorées, Bush ne peut plus offrir d'assurance. Ce visage, ce regard, ces pochettes sous les yeux,
ce pommettes qui s'affaissent ne rassurent guère.
Nous avons appris à compter par la force des
choses, les deuils et prises de deuil imposées à tout ce monde engagé à éduquer
désormais seul des enfants quand ce n'est un partenaire ou des parents
meurtris. Le président américain maîtrise-t-il la situation, ses décisions ?
Ou, tout simplement, maîtrise-t-il ses habitudes ou des éléments du passé ?
Nous sommes en droit de savoir sur celui qui
détient tant de pouvoir de déclarer la guerre. Des guerres à n'en plus finir,
avec des petits Talibans contre cette machine éprouvée. Est-il sain d'esprit
et capable de le démontrer hors de tout doute ?
Ce ne sont pas des accusations mais un besoin de
certitude. Un impératif!
Un professionnel de la santé avouons-le, disait
récemment de l'image de Bush sur le Web, de celle des journaux, et, de la télé, que le
président ressemble de plus en plus à quelqu'un qui gravite autour
de... . Rétention ou affaissement, si ce n'est un problème de vieillesse ou
de stress mal géré, cela pourrait s'attribuer à un abus d'alcool. Mais comment le
savoir si ce n'est un bilan santé que le président s'y obligerait de rendre
publique. Mais, encore mais, cette grande et puissante nation ne s'y résoudrait pas de cet
impératif.
On parlera sans craindre cependant de l'état de santé de la reine, ou
du p'tit
coup de tête de Sarkozy à Heiligendamm, ou des coups de colère de Chavez dans
le Sud.
Mais qui oserait pour Georges W. Bush si ce n'est son passé qui nous
interpelle quand on constate un changement majeur chez celui qui, à tête
reposée, déciderait de notre avenir à tous. Décide de redresser un programme
nucléaire quand la Louisiane tremble encore de faim dans le Sud.
Quand le président se comporte en partisan de X
aux dépens de Y et, la paix promise n'est encore retrouvée au Moyen-Orient, la
question est donc plus que légitime, elle est politique. Elle est apolitique.
Il fait avec le Venezuela et d'une autre mesure
avec la Colombie. Il le fait avec le Pakistan et d'un autre ton avec la Syrie.
Il l'a joué avec l'Arabie Saoudite en agressant l'Islamiste iranien. Il
négocie avec la puissante Chine et sur un axe différent avec Cuba.
Le pire, là où il vient de se commettre, le président
s'abaisse dans une rhapsodie politique partisane de parti en faveur des
Républicains contre les démocrates, anticipant par hypothèse. Pour un
président équitable et juste, ça laisse à désirer.
Où se situe
donc la logique de ce président partial, aux rênes de l'État légitime! Y
aurait-il handicap dans l'arrière cour ? International/14-05-08 |