AUTOMNE EN MILLE MORCEAUX une façon différente de voir la chose!

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L'AUTOMNE EN MILLE MORCEAUX New York sur la route du Cinéma - de Bob Lemoine. La prochaine sortie du film l'automne en mille morceaux du cinéaste haïtien Bob Lemoine témoigne. Devra-t-on s'asseoir sur une nouvelle vitalité haïtienne dans les arts visuels ? Un mouvement qui se précise de plus en plus dans le cinéma. Le mouvement se veut un potentiel d'un circuit haïtien du cinéma. Si l'on se réfère aussi à Fayolle Jean dont la première scène tournée récemment à Montréal, un autre essai, d'un autre ancien animateur de radio haïtien, Bob Lemoine est-il d'abord cet homme très cultivé qui aurait dû être à Hollywood ?

Alors, Haïti a-t-elle pesé trop lourd sur nos épaules au point que Bob Lemoine ait pris du retard car il semble avoir toujours aimé le cinéma ? Bob va-t-il offrir plus que sa magnifique voix et son précieux talent qui ont valu une belle réputation à Radio Métropole Haïti après Olivia en 1977 et Echec au silence en 1985 ?

 

L'automne en mille morceaux est-il d'abord au cinéma haïtien, à Bob Lemoine ou, à l'industrie du cinéma. Mais d'abord, Bob parle de cinéma haïtien à l'étranger!

 

Bob Lemoine semble vouloir aller chercher dans la fiction, une dimension émotionnelle qui fait dans la nostalgie. La saison, le simple désir de créer, l'âge qui s'y met, tant de questions auxquelles le film apportera ses réponses.

l'Automne en mille morceaux propose l'histoire de Maritza Desprez Laville, (49 ans) écrivain très célèbre dans le milieu New Yorkais, qui a épousé Jean Luc, un riche entrepreneur qui a fait sa richesse dans le commerce du vétiver. Pourquoi Bob Lemoine fait-il appel à la fatalité au milieu de cette possibilité de rêve : argent, richesse, célébrité, tout cela dans le bassin du rêve américain qu'est New York. Pourquoi associe-t-il ce référentiel haïtien du vétiver une racine parasite dont l'essence symbolise : richesse pour les entrepreneurs et exploitation pour les paysans.

Brusquement, ce serait la ville et la grisaille du Nord de New York dans la vie d'un haïtien plutôt habitué aux belles plages décorées de bikini ou encore, le défaitisme provoqué par des ruptures massives chez les couples haïtiens depuis quelques temps, phénomène qui force les spécialistes observateurs tel que Bob Lemoine à décrire ce que lui aurait connu en pleine jeunesse au soleil! On retrouvera peut-être aussi un Bob Lemoine, vedette de Radio Métropole, se recherchant dans une société qui n'a rien à voir avec les clins d'oeil francophile d'Haïti, cet homme qui peut s'exprimer aisément dans plus d'une langue. L'Automne en mille morceaux projettera-t-elle les Haïtiens, puisqu'elle parle de leur cinéma à l'étranger ou, un rendez-vous pour plus tard, après l'hiver.

 

Un extrait du texte nous permet de croire que l'auteur est imprégné de l'imaginaire de la culture haïtienne : la croyance religieuse comme référence, la femme et ses espoirs. Si Dieu rentre en scène dans son histoire, le vaudou haïtien trouvera-t-il un espace pour s'apostropher, bref.

Bob Lemoine aurait présenté un autre symbole haïtien : une villa. Richesse dans l'univers haïtien mais aussi, mystère et vieux démons qui l'accompagnent.

 

Bob Lemoine croit avoir fait appel à une panoplie d'acteurs et de figurants qui valoriseront ce film qu'il présente comme un tour de force. Plus d'une soixantaine. Ils sont Haïtiens, Français, Canadiens, Américains, Cayennaise, Allemande, Espagnole. La cosmographie est aussi large que cette migration. New York, New Jersey, Miami, Pompano Beach, West Palm beach, Atlanta, Port-au-Prince, Santo Domingo.

Un an plein de tournage. Une composition musicale de Buyu Ambroise.


L'Automne en mille morceaux avec la participation de Rolande Coradin dans le rôle de Maritza, de Bob Lemoine, lui-même dans le rôle de Jean-luc Laville, de Robert Large dans le rôle du clochard Paul Favor, d'Alessandra Lemoine: Nadia Ramires, de Daphné Lemoine: Arielle, de Jean Ergas dans le rôle du commissaire Lewis Charles, de Brigitte Tillet: Melle Trichet, De Johnny De Arden dans le rôle de Cleef et Laeticia Romanetti dans le rôle de Mme Lucie.

 

Les défis sont-ils relevés comme le veut un Fayolle Jean qui exige tous les accessoires pour parler de cinéma ? Un fait est certain, c'est que de plus en plus Haïti s'engage sur les voies du cinéma. De la production bien sûr. Le réalisme merveilleux tant critiqué par Romane St. Vil, aurait tout simplement trouvé un autre médium que la peinture haïtienne. Rolande Coradin, Producteur exécutif de l'œuvre attend avec fierté la sortie de l'Automne dès la prochaine saison. Cinéma/19-01-09

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