FFM09  une façon différente de voir la chose!

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Sommes Colorés

 

 

 

 

Jacques Nicolas Hilaire

Derniers moments

... de Culture - Hommage

cette année le numérique

nous suggère la rétention

de la mémoire - Faubourg 36

Jacques Nicolas Hilaire

Montréal

je me souviens

photo 30ième anniversaire

du FFM - retour du

cinéma en plein air

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vous souhaite une belle

saison avec le FFM

LE FFM DANS DEUX JOURS MONTREAL JE ME SOUVIENS par Editor - Le Cinéma nous a tout donné, le FFM nous a presque tout apporté sur la Route du Cinéma à Montréal. Les acquis ont rassuré, c'était le temps. L'éclairage, le son, la scène, les acteurs, les personnages, les tableaux, les studios, enfin tous les artifices de l'art, du métier, de l'industrie. Stéréo, hi fi, dolby, 3D, tout est arrivé. Qu'est-ce qui n'aurait pas déjà été réalisé si ce n'est la possibilité de toujours réinterpréter par le fruit des générations subséquentes. Le numérique nous a pourtant brutalement absorbé avec ses avenues. larges. Tout format, tout écran, tout support, toute conception. L'Histoire au maxima de son potentiel d'inspiration, a produit autant de révolution dans le cinéma qu'elle n'a forcé de résolutions. Ne parle-t-on pas de Bollywood, de Nollywood comme option complémentaire à Hollywood ! Chaque édition du FFM a fort heureusement grandi en parallèle avec ce bagage numérique. Coup de théâtre, on vit réellement du Cinéma, l'UNESCO vient de proposer d'élever Haïti au rang de Patrimoine, pour sa révolution au service de l'humanité. L'abolition de l'esclavage. L'élan est historique, pas numérique. Le FFM est pris de court.

Jacques Nicolas Hilaire aurait certainement été fort de son verbe avec le Cinéma comme moyen de culture, Fabienne Colas doit assurément être en transe.

 

HAOLLYWOOD d'abord est-ce possible et, Losique qu'est-ce qu'il dit de Montréal ?

Pourquoi pas diront les Haïtiens qui s'instruisent activement et qui rêvent développer une approche cinématographique toute particulière. Loin du documentaire imposé. Un puissant imaginaire, sortir du misérabilisme et intégrer directement le faste des trois femmes d'Egypte. Un premier objectif convoité. C'est à dire le rêve américain. Le vrai rêve : la puissance, le luxe, l'extravagance, le showbiz. Une approche imaginaire qu'apprécie chaque Haïtien en particulier. Dany Laferrière l'y inscrivait autrement dans son roman la Chair du maître. Un cinéma qui charme en Afrique.

Ce serait en fait une richesse même pour le riche cinéma américain que de générer un autre enfant. HAOLLYWOOD est donc dans l'ordre du possible.

 

Mais il faut voir, comment pénétrer l'univers ''diabolisé'' de la mémoire d'une meute d'esclaves en furie, venant de différentes localités et de culture africaine ? Les dévoués de Harry Potter, s'ils seraient convenables sur scène, ils ne pourraient tout de même le générer aussi bien que l'exubérant imaginaire haïtien. Ce que touristes... et chercheurs ethnologues s'évertuent à découvrir dans les simulations de rituels du Vaudou haïtien après des récoltes de café. Un puissant désir de domination à la hauteur des dieux. Différents de Rome, la sexualité.

C'est là où rentre l'explosive déclaration de l'UNESCO. Koïchiro Matsuura, 24 août : << En nous rassemblant autour d'une vision partagée de l'histoire de la traite et de l'esclavage, nous pourrons ainsi construire une histoire commune et poser les fondements d'un dialogue interculturel qui délivre un message universel de savoir et de tolérance >>.

Parlant de la journée du 23 août il poursuit : << un moment unique pour la communauté internationale de concilier ensemble devoir de mémoire et devoir d'histoire >>. Parce que l'histoire de l'esclavage c'est encore plus ce qui a été volé aux Haïtiens, le droit de se réaliser comme ils le souhaitaient. Losique offrira-t-il tout ça un jour, ou, Fabienne Colas devra-t-elle mieux travailler ?

 

Les cinéastes savent-ils que l'UNESCO a lancé en 1994 le projet de la Route de l'esclave dans le but de concilier ensemble devoir de mémoire et devoir d'histoire en couvrant la pluralité des mémoires, des cultures et des représentations incluant les enjeux de mémoire et de transmission de mémoire. Rajoutons sans travestir : soutenir cette démarche et vulgariser. Où peut-on le faire mieux que dans le cinéma ?

Le cinéma a revitalisé Che Guebarra, a fait renaître Mao aux Etats Unis même. Il dévoile encore un Hitler fou furieux. Il a proposé les prairies luxuriantes et le pétrole. Il a gardé de tout ça une mémoire vivante.

L'Amérique latine des Bolivariens vient de se voir révoquer son initiatique histoire révolutionnaire et obliger de remettre à Boukman, Louverture, Dessalines, les mérites d'un haut rang. Si l'histoire doit être réécrite, même sur les droits de l'homme, Haïti aura désormais son mot à dire. Qui d'autre que le cinéma pourra mieux faire.

Une mise en route qui a échappé à cette édition du FFM. Si Faubourg 36 comme patrimoine est épique, lequel on s'est efforcé de ranimer en septembre 2008, HAOLLYWOOD comme devoir de mémoire fera école. Jacques Nicolas Hilaire n'est plus pour le voir mais, Fabienne Colas si elle doit être en transe à l'apprendre, elle se sent là pour le faire.

L'an prochain l'Histoire aura été écrite. Cine/25-08-09

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