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DÉVÈ LE PASSEUR
HAïTIEN - INSOLITE À MONTRÉAL - Les temps sombres ont changé d'aspect pour
certains qui, dans leur ''vie exaltée'', ont pu commettre des erreurs
regrettables. Bon nombre se sont repris en main. Cependant, ceux qui ont fait
profession de foi dans l'illégalité, dans le recel ou dans les choses
interdites par la loi, peine est de constater que le passé les réclame trop
souvent, ou, tout simplement, il se permettent de patauger dans leur propre
boue. La police de New York mènerait enquête.
Ce serait le cas d'un Haïtien, dévè de son nom
mystique pour les cérémonies de vaudou à Montréal et dans des caves
insalubres à New York, à qui la police américaine a déjà passé les menottes.
Passeurs près des frontières canado-américaine de Lacolle et du Vermont,
fournisseur de passeports trafiqués, jusqu'en 1995, il serait connu aussi pour
ses activités de prêteur à gages aux taux usuraires interdits par les lois
canadiennes. C'est derrière les barreaux qu'il s'était établi de nouvelles
relations de raquetteurs. Sa réputation peu recommandable lui aurait valu des
portes fermées chez un cousin premier ministre lors d'un coup d'état militaire
en Haïti.
De ses propres aveux à des proches, il aurait même
admis être complice par voie de recel, de détournements de containers de
marchandises divers volés sur les routes de New York. Des rumeurs persistantes
permettraient de croire qu'il serait encore actif aujourd'hui, malgré son âge
avancé. Si les informations recueillies par la rédaction de Réseau HEM AMERICA
à New York s'avèrent précises, un nouveau coup de filet de la police
américaine ne serait pas à écarter.
Cependant, la communication recueillie par le
bureau de NY ne précise pas si la police montréalaise partage les mêmes
éléments d'une autre enquête indépendante américaine. Un circuit montréalais
de prêteurs sur gage a laissé entendre que dévè avait même été suivi par un
policier enquêteur de la SPCUM aux alentours de 2000-2002 alors qu'il
s'adonnait à ses activités de prêteur sur gage - à des taux usuraires, à même
le sous-sol d'un autre restaurant fermé qu'il possédait près de la rue
Bélanger.
Dévè aurait été dénoncé, comme vers le milieu des
années 80, par d'autres concurrents qui le jugèrent ''déloyal'' dans son
recrutement de client potentiel. Le même scénario lui aurait déjà valu une
violente agression par des partenaires new-yorkais, à même l'entrée de son
building dans un cartier de Brooklyn.
Si le passé a retenu aussi le nom de dévè pour ses
activités dans la petite restauration à Montréal, un trait rouge soulignerait
aussi la mort d'un jeune Haïtien, dans son restaurant, à la suite d'une
bagarre où ce jeune a été poignardé à mort par un autre lui-même issu d'une
famille duvaliériste connue. L'affaire s'étant soldée par une peine
d'emprisonnement renforcée de déportation à l'encontre du jeune criminalisé.
Dévè qui est connu pour ses soirées festives
tardives près d'un cartier paisible de la ville de St. Laurent serait à cheval
sur une double vie. Montréalaise, pour les affaires de sa femme, mais surtout
new-yorkaise pour ses maîtresses et ses ébats rocambolesques auprès d'un
prêtre vaudou. Fils illégitime d'un ancien baron duvaliériste de province,
certains disent de lui, avoir hérité des mauvais esprit de la famille. Il
serait aujourd'hui réduit dans ses activités lucratives non déclarées, se
sachant étroitement surveillé et sous enquête.
Société/30-10-07 |