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CANADA PAPILLON ST. JEAN
LA RENCONTRE par Dan Albertini
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En
terminant avec la rédaction du précédant article sur le sujet, nous n'étions
pas dans le secret de Zeùs, concernant une nouvelle rencontre à Ottawa. Le
Secrétaire Général devrait réaliser une visite au Canada, une courte visite.
C'est fait, c'est curieux ! Cependant, la rencontre de New York avait déjà
lieu. Ce que nous ignorons encore aujourd'hui, c'est : qu'est-ce qui a pu se
dire le 12 mai à Ottawa, après la publication de cet article qui réclame une
action exemplaire des Nations Unies.
Rassurons, nous ne voulons provoquer, encore moins si c'est
gratuit. La problématique soulevée n'est pas la nôtre ni celle des poussières
soulevées à Port-au-Prince. Au sein même de l'Organisation des Nations Unies,
les différents comités et organisations non gouvernementales travaillent sur
le sujet. Quand nous consultons la documentation préparatoire de OCAPROCE par
exemple, l'an dernier a-t-il amené des résultats concrets pour tant d'énergie
investie ? La réponse va de soi peut-on se dire, car les différents panels de
discussion démontrent clairement un besoin d'action. La cible est-elle la
bonne cependant ?
Exercer une pression constante sur les Etats et les
différents gouvernements qui les représentent, laissera malheureusement un
arrière goût d'insatisfaction, à cause de la lenteur ou de l'inertie
constatée. Il faudrait bien comprendre que ce sont ces mêmes Etats qui
constituent le noyau central de Nations Unies. Si le noyau du consensus ne
s'applique pas, mieux, ne s'ouvre à ces changements réclamés, on ne parle plus
de souhaits ni de vœux pieux, comment influencer dans le bons sens, des pays
hermétiques par défaut !
Encore une fois nous dirons : Ban Ki moon porte le fardeau du
changement qu'il aura l'intelligence de se soulager. L'Iran du bruyant Dr.
Ahmadinejad ne s'ouvrira tout simplement pas.
Le Canada d'aujourd'hui, possède cette même vertu qui, en
1945 avec Mackenzie King à San Francisco, avait fait valoir notre technicité
linguistique pour favoriser la proposition Bidault sur le Français et
l'Anglais, appuyé par le vote haïtien de l'époque.
Int/17-05-10 |