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GAZA
BRÛLE AUX YEUX IMPUISSANTS DES FRERES ARABES - Gaza brûle aux yeux
impuissants des frères arabes et des pays islamistes. Aux yeux du monde dit
libre, aux yeux des Catholiques et des Protestants aussi. Aux yeux des
Chrétiens et des Juifs.
La
guerre est une autre réalité, elle impose un autre type de constat pour une
autre facture : entre
rapport de force et convention internationale, la neutralité n`existe pas, ce
sont les intérêts qui parlent. L`Etat hébreux le sait. Il l`a appris à ses
dépens. De l`existence même des Nations Unies anciennement SDN, Israël avait
failli ne pas être des nations. Israël a appris comment faire taire pour ne pas se
taire. Quand la Russie donne l'exemple en Géorgie, le Hamas est aujourd'hui
sur le banc d'apprentissage mais, dépouillé de ressources comme de relations.
de territoire bientôt.
Sur le terrain -
Le représentant onusien
sur le terrain avoue presque en implorant l`aide des journalistes en
conférence de presse téléphonique mercredi dernier, directement de Gaza-ville,
d'après notre correspondant basé à Genève.
L`aide alimentaire n`est garantie qu`en terme journalier, non hebdomadaire. La
crise est grave.
Qui s`intéresse donc à
Gaza pour diminuer sa douleur, que dire de la faire cesser. Que peut offrir
Gaza quand son existence coûte trop chère aux donateurs et même aux Nations
Unies, à cause du Hamas, nous dit un interlocuteur originaire de la région
interrogé ici.
Si des meutes de
journalistes internationaux proposent des inquiétudes sur le côté humanitaire désastreux de
cette invasion, les patrons de médias se frottent pour la plupart les mains
poursuit-il.
En cette période de crise économique, les images sont vendeuses après celles
de noël et du début d`année, mis à part celles traditionnelles de la neige et
de la politique américaine à venir pour le 20 janvier prochain. Mais en attendant,
Gaza brûle.
Les photographes amateurs
et professionnels ne font que constater un terrain fertile à leur hobby :
photographe de guerre, le monde marche vers la fin d'un Hamas. C'est ce que
veulent les Etats Unis, l'Europe aussi. C'est ce qu'on rapporte.
Le problème des
palestiniens se veut ainsi insolvable quand la légitimité de la guerre que
prétend Israël se trouve dans le fait qu`elle se bat pour son droit à
l`existence, face au Hamas qui se veut celui qui va la rayer de la carte. Les
Palestiniens eux, réclament un droit à l`autonomie ou à l`indépendance. Ce
droit est miné par le Hamas en partie, ligué contre le Fatah en guerre
fratricide, si Israël ne desserre pas, beaucoup de gens mourront encore. Loin
de la fiction c'est la réalité.
La conjoncture se veut
sulfureuse au Moyen-Orient, avec une guerre ouverte déclarée par la Russie en
quête de nouvelle influence et, les besoins des Etats Unis dans les dimensions
d`un nouveau souffle après les déboires d`une guerre contre le terrorisme et
contre l`axe du mal, coûteuse en hommes, en matériel engagé, en économie
submergée, en finance publique et, en énergie infructueuse dépensée. Le
Conseil des Droits de l'Homme est déchiré entre vote, abstention et rejet. Les
Palestiniens ne font pas le poids, mais le conscience devient un poids
considérable. L'axe global ne tient que dans le verbe, c'est la segmentation
qui est dans les actes.
La communauté islamique,
comme la ligue arabe, n`avaient en data du 7 janvier dernier, manifesté
d`engagement financier significatif dans l`aide internationale organisée en
faveur de la Palestine écorchée par cette offensive israélienne. Serait-ce là un
signe apocalyptique pour le Hamas ?
Israël bénéficie donc dans
cette logique d`une double légitimité du fait des plus puissants qui sont en
phase de réorganisation stratégique en relation au support potentiel des
économies émergeantes. De plus, légitimité de la raison du plus fort car le
Hamas n`a encore fait preuve de capacité offensive, mais d`une défensive peu
efficace, ce qui propose une lecture fidèle à l`histoire, soit : la victoire
aux gagnants et la défaite aux perdants.
Le gros du problème se
retrouve ainsi donc dans la cour des Nations Unies et de ses subsidiaires.
Problème de justice d`abord avec le TPI, en matière de crime contre l`humanité
et de crime de guerre pour la juridiction de Ocampo. Problème de justice en
terme humanitaire dans les bras de OCHA qui n`arrive à remplir son mandat mais
doit fuir les zones de guerre. Problème d'abandon des objectifs du nouveau
millénaire pour les Palestiniens. Nous répétons, Gaza brûle entre temps.
Int/11*12-01-09 |