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LA RUSSIE PRETEND VOULOIR TOURNER UNE PAGE D'HISTOIRE QUI
S'INSCRIRAIT DANS LA PACIFICATION
par Dan Albertini - Mesurer
les sphères d'influence aujourd'hui ne relate plus, exclusivement, des
sciences politiques ni de Machiavel ou, d'un simple aigle menaçant. Ecole
de Moscou, pour faire infléchir un concurrent commercial comme un adversaire
géorgien en Ossétie du Sud... !
Encore moins par la force de
sous-marins nucléaires désuets ?
Une nation vaincra une autre
nation, dans les affaires, par les nouvelles technologies de communication, de
plus en plus nouvelles. Affaires et commerce c’est la tendance qui se trame
sur les frontières. La Russia Medvedev a mis les pieds sur cette patinoire
américaine, différemment des Chinois.
Equitable en libéralisme. Et,
de là le risque de causer ou de subir des dommages considérables qui poussent
tout simplement dans des rangs de consommateurs, loin des producteurs. Deux
axes parallèles de dépendance qui ont imposé une politique chinoise au
puissant monde occidental à l'intérieur d'une décennie, alors que, par
exemple, les voitures russes bazardent encore chez eux. Medvedev pourrait
faire la différence s'accorde-t-on dans des milieux initiés internationaux et,
même au Canada des glaciers fondant. La nouvelle politique canadienne
présentée à la GG Michaëlle Jean parlait d’ailleurs de ce couloir en devenir.
Le nouveau monde communique comme on ne l'a jamais fait
de mémoire d'homme auparavant. Les systèmes hermétiques ont perdu leur opacité
frénétique qui impressionnait tant autrefois. La Russia Medvedev l'aurait
compris plus vite que Gorbatchev de son ère. Elle veut changer radicalement le
cap de son influence trop exclusive, trop accrochée dans le prix du gaz.
Communiquer c’est quoi ? Elle voudrait diversifier et se risquer la
transparence malgré les retards démocratiques qui embarrassent.
Communiquer c’est rentable.
La voie - de nos jours, les foires commerciales sont
très asiatiques et les opportunités d'affaires attirent toutes ces nouvelles
émergences pleines de capacité. La technologie certes, mais le nerf de la
guerre est toujours money money. Et, dans l'économie libérale des vases
communiquant, on peut se faire vider comme on peut en vider facilement
d'autres. La montagne Medvedev s'étend de plus en plus vers un partage de
pouvoir avec une meute de régionaux relâchés à travers les finances
internationales. Créer un bassin de rétention économique, attirer,
développer, sécuriser et dominer. Une question de stratégie, de moyens et
d'outils aussi. Le gaz russe a eu raison de la diplomatie européenne en
Ossétie du Sud, mais la Russia Medvedev sent le vent tourner aussi pour une
girouette tellement frivole que représente l'économie moderne, qu'elle ne
maîtrise pas nécessairement. Il faut donc convaincre plus que le consommateur
averti, le communicateur.
Les couleurs de la Russia Medvedev font désormais dans
l'attraction contrairement à l'aspect rideau de fer lugubre hérité de l'URSS
éculé. On a même entendu récemment un Gorbatchev avoué avoir été dépassé au
moment de la chute du mur de Berlin, un Medvedev offrir ses critiques sur la
période goulag. Un Poutine de plus en plus effacé par les effets de la
nouvelle America Obama. Guerre totale en Afghanistan mais pas ailleurs.
Les nouvelles couleurs de la
Russia Medvedev s'attirent aussi de la sympathie aux Nations Unies. Onze
novembre titre : << Ossétie du Sud : moins de politique, plus de
pragmatisme sont nécessaires pour améliorer la situation des personnes
déplacées par le conflit de l'été 2008. >> dixit le représentant du SG Ban
Ki moon, Walter Kaelin en l'occurrence. Ce discours diffère tant des fresques
verbales héritées des théories domino d'autrefois, chez Georges Bush l'an
dernier seulement. Walter Kaelin, à l'issue d'une visite dans la région de
Tskhinvali explique que selon lui, la situation est la même pour les ethnies
géorgiennes ou ossètes. M. Kaelin a déclaré que contrairement à sa dernière
visite dans la région en octobre 2008, il a été en mesure d'accéder à tous les
villages en Ossétie du Sud qu'il souhaitait visiter et a pu dialoguer avec le
gouvernement de Géorgie et des responsables locaux côté ossète. Un pragmatisme
profitable serait ainsi partagé.
Les couleurs de la Russia
Medvedev en réalité, portent désormais les emblèmes qui ont mené Obama à la
tête de la plus grande puissance au monde. L'hyper connectivité démocratique
dynamique instantanée qui a financé la victoire et, alimenté la défaite des
autres concurrents traditionnels. Un phénomène qui semble inspirer toute
l'Europe en général.
Démocratie directe pour
pacification dynamique : à quand la fin des hypothèses pour des résultats ? Au
Canada, que disent les enfants monarques, que pense-t-on sur les frontières,
linguistiques ? En Chine… !
Int/10-13-11-09 |