UNE CANDIDATURE  une façon différente de voir la chose!

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LE SENS PROFOND D'UNE CANDIDATURE par Dan Albertini - Nous sommes tentés de dire que l'Amérique semble trouver dans cette candidature, quand on considère le déchaînement des forces naturelles contre la tenue programmée de la convention Républicaine de Mc.Cain ou, la rigueur de la crise économique mondiale, nous disions celle-là semblait trouver en Obama une nouvelle raison de vivre, 7 ans après le 11 septembre 2001. Nous parlons de l'Amérique dont l'arme principale est marquée : In God we trust, renforcée quand l'Amérique s'en va en guerre, le may God bless America de tout président. Quel qu'en soit sa préférence politique. Cet instrument menacé en bourse et en crédit. Nous sommes réellement tentés de le faire quand Mc.Cain prie Dieu pour le bonheur de citoyens menacés par l'ouragan Gustav, après avoir assumé une évolution en présentant une femme comme running mate. Pas n'importe laquelle, une radicale chrétienne dit-on forgée dans le catéchèse fondamentaliste. La nature ne s'y prête malgré tout si ce n'est en faveur du candidat démocrate.

L'économie fait des siennes aujourd'hui encore, avec la faillite de la gestion républicaine en guerre totale, quand Mc.Cain s'est affirmé plus guerrier sans alternative, que adepte de l'économie. On pourrait conclure aisément que l'Amérique semble trouver le symbole, le changement et de l'espoir en Obama.

Mais nous voulons rester cependant raisonnable en cherchant le sens profond de cette candidature.

 

Observons d'abord ce qui se passe ailleurs. C'est comme si pour le reste du monde, Obama représentait ce drapeau américain, cette hymne nationale qui, vue ou, entendue, signifiait plus que l'espoir, mais la conviction pour les jeunes d'ailleurs, pour les pères de famille du monde mais, surtout la liberté pour ceux qui, comme à Cuba, en Pologne communiste, en Albanie-ex-Yougoslavie, etc. emprisonnés dans leur pays, faisaient connaissance avec la liberté. L'intensité de la commande se retrouve dans le passé, à la même enseigne que la photo d'un Kennedy qui fait le tour du monde, comme un symbole de liberté, de liberté économique. Obama le fait. Ou, dans les arts, comme un portrait de Marilyn Monroe du American Pop Art. Obama interpelle. C'est tout de même étonnant, avouons-le, historiens, politologues, sociologues, même les spécialistes en sécurité rapprochée trouvent leur compte pour relancer une machine, un observatoire.

Le monde voudra toucher cet homme symbolique lors des grandes tournées hémisphériques pour tâter la réalité accessible, ce que la diplomatie américaine ne pourra réaliser au monde, au risque de rater le RDV de l'Histoire.

L'Économie est en plein dedans avec Obama.

 

Cependant, il n'est rien offert, rien donné, gratuitement en politique, il faudra s'attendre à des demandes, à des défis de taille. Nous sommes persuadés que, même si Mc.Cain représente un bon citoyen américain dans ses valeurs, qu'il ne pourra relever les défis économiques contemporains. Obama motivera mieux en ce sens, d'ailleurs le support du reste du monde lui est proposé, il ne lui restera qu'à négocier l'application en terme de partage plus équitable et en terme de nouvelle croissance de l'Amérique.

Nous avons la conviction que les effets d'entraînement seront appréciables et, incalculables, étant donné le nouvel espoir que sa présidence drainera. En effet, ce sera la démocratisation de l'espoir, à la même enseigne que le géant américain Microsoft a offert et provoqué la démocratisation de l'informatique dans le monde.

 

Il y a lieu de croire que le pas va être marqué cependant, tant dans la pacification des tentatives économiques, comme en Angleterre, en France ou en Chine, mais aussi dans l'agressivité de certaines nations anarchistes et monarchistes.

D'abord, le communiqué de Gordon Brown qui rejoint la démarche de Sarkozy, dans un calcul technique de l'économie de l'Europe pour contrer celle des États Unis. Cependant, la faiblesse reste dans le fait que leur démarche sied dans la peur de la Chine émergeante et non dans la volonté et la foi dans le dépassement de soi. Une démarche très conservatrice en essence. Observons les faits.

GORDON BROWN APPELLE À UN NOUVEL ORDRE FINANCIER MONDIAL

26-09-2008 - Pour mettre fin à la culture de l'irresponsabilité, « nous devons construire maintenant un nouvel ordre financier mondial fondé sur la transparence et non pas sur l'opacité, récompensant le succès et non l'excès, la responsabilité et non l'impunité, et qui est mondial et pas national », a dit M. Brown.
 

Nous comprenons par là que Brown s'adressait en particulier sur la domination new-yorkaise de l'économie mondiale, en relation de l'affranchissement de la dette de guerre anglaise par rapport aux États Unis d'Amérique. C'est là où tente de se positionner depuis son arrivée à la primature et brandit un axe de sécurité mais qui fait plus dans la philosophie de l'adversité de sa monarchie.
Selon lui, la coopération entre nations est plus importante que jamais. Recourir à l'isolement et au protectionnisme n'est pas la solution à la crise, a-t-il ajouté. « C'est seulement en maintenant nos économies ouvertes, flexibles et dynamiques que nous protégerons le mieux les emplois des gens, leurs maisons et leurs niveaux de vie », a-t-il dit.

 

petit tableau illustratif pour mesurer les manoeuvres diplomatiques et économiques - source Banque Mondiale / Université Sherbrooke

Pays

PIB

ANNÉE

PNB

ANNÉE

DÉPENSES

ANNÉE

USA

12 417 000

2005

12970

2005

10 059 000

2005

Canada

1 113 800

2005

1 274

2007

731 120

2005

Mexique

768 440

2005

 

2007

613 320

2005

Russie

763 720

2005

2 076

2007

492 980

2005

Soudan

27 542

2005

 

2007

23 854

2005

Suisse

367 030

2005

 

2007

259 310

2005

Allemagne

2 794 900

2005

 

2007

2 175 600

2005

France

2 126 600

2005

2177.67

2007

1 718 200

2005

Angleterre

2 198 800

2005

 

2007

1 914 100

2005

Venezuela

140 190

2005

 

2007

84 987

2005

Qatar

42 463

2005

 

2007

12 619

2005

Japon

5 244 200

2005

 

2007

3 679 000

2005

Chine

2 234 300

2005

 

2007

1 182 800

2005

Afrique du Sud

239 540

2005

 

2007

200 560

2005

Il nous faut ainsi donc comprendre le caractère conservateur de cet ancien empire britannique qui a gardé couronne et privilège dans la hiérarchie de la noblesse, voulant aujourd'hui déclasser ce qui a fait toute la force d'une ancienne colonie indépendante que sont les États Unis. Brown pourrait donc ainsi voir une occasion en Obama pour tenter de reconquérir un pouvoir mondial perdu mais surtout une indépendance face à cet puissant allié. La même observation se tient chez Sarkozy aussi, ce qui démontre un mouvement qui fera appel soit à un repartage des influences tentaculaires, soit à un affrontement de tous les outils de la matière nouvelle qui incitera tant d'essai, bien que l'Amérique voudra démontrer sa face JFK qui a été interrompu comme diplomatie. Mais il reste encore le mandat de Sarkozy en Europe.

LE POTENTIEL - diplomatie, diplomatie parallèle, diplomatie de l'économie.

Le système américain qui offre une assurance de sécurité aux alliés potentiels fonctionnera mais offrira un partage intégré qui réclamera un support volontaire et stratégique mais profitant d'une détente pour pacifier. Il est aussi évident que les influences seront de bonne guerre. C'est l'intelligence des Nations qui leur accordera les avantages économiques appliquées.

La diplomatie parallèle sera d'une part l'espoir qui fera renaître chez plus d'un jeune américain en provoquant un nouveau dynamisme mais surtout à l'image d'un Kennedy, d'un L. King, d'une Monroe. L'image de Obama président risque de devenir une icône de paix et d'espoir proposés, que le terrain lui sera pavé sur son passage avant de dialoguer. Le chauvinisme américain fera tout simplement l'envie du reste du monde qui voudra égaler par effet d'entraînement.


Cependant, c'est l'économie qui, encore une fois pour l'Amérique, fera la différence externe : dynamisme, capacité richesse. La diplomatie parallèle du symbolisme de Obama risque de faire mieux que celle du système qui lui sera imposée en tant que président américain.

 

C'est cette diplomatie OBAMA qui pourrait faciliter une croissance démographique importée, pour que l'Amérique puisse se défendre face au déferlement asiatique qui arrive, facilité par ce bassin potentiel de consommateurs en tant que masse critique.

Si l'Afrique a fait l'objet d'un développement de l'impérialisme mondial autrefois, comme politique, ce que disait H. Arendt dans son essai sur le sujet, c'est l'Afrique encore qui se consacrera comme berceau d'un nouveau développement et d'une nouvelle forme de révolution, le sharing capitalism, qui atteindra les profondeurs des dictatures  associées à un impérialisme ravageur.

L'Afrique s'ouvrira sur le US hope for all.


 

Aujourd'hui, la candidature Obama enfonce encore plus profond les vis de l'égalité dans les poutres de tous les continents, de tous les pays qui prétendent apprécier mais sans oser chez eux.

 

Nous comprenons à la fusion des évènements qui font l'actualité depuis bien avant le début de cette année, mais plus précisément après ceux de l'été passé, l'économie mondiale fragilisée, même chez les monarchistes, le reste du monde n'offrira pas mieux. Encore une fois l'Amérique prouvera, c'est là l'espoir. Le monde s'en saisira le jour du lendemain la veille, de la triptyque américaine. Si la reconnaissance de la victoire démocrate promet de créer l'euphorie, c'est seulement le lendemain que les pages de cette triptyque commenceront à s'écrire en rafale, prenant à défaut un monde étonné.

Plus que le Labor Day, l'Amérique se réveillera avec le sens profond d'un autre soleil, un soleil rayonnant sur la présidence, sur la Maison Blanche, dimension de Washington, mais en possession des outils pour le gérer. Ce sera l'American Day, la première manifestation qui risque de bousculer l'agenda de Georges Bush dans une direction insoupçonnée.

C'est la grandeur d'âme du nouveau président élu et l'expérience savante de Bill Clinton qui pourront permettre une bonne gestion de l'Histoire.

Le premier discours au Capitole, dimension des États Unis, sera la deuxième axe de cette triptyque qui marquera en lettre indélébile, ce que le monde n'aura connu jusqu'à présent. Plus que de l'espoir, une réalité.

La troisième avenue de cette triptyque se jouera au siège des Nations Unies à New York, pour s'élargir au monde, contrairement au deux premiers, plus domestiques malgré leur dimension historique et internationale. Il faudra s'attendre à des vagues onusiennes de la diplomatie siégeant, par coïncidence, à New York, symbole actif de l'économie mondiale. C'est le caractère de la sécurité affectée qui permettra de lire à travers cet élément historique mondial dont la portée risque de contribuer à renverser certains régimes dictatoriaux en Afrique, par effet révolutionnaire.

 

Les Nations Unies, si elles ne s'y sont pas préparées à cet effet auront commis une erreur de gestion dans la prévention en terme de Global GovernanceInternational/27-09-08

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