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MEXICO SE RELEVE LENTEMENT
- Le pire semble être en arrière maintenant pour ce pays, pour cet état,
pour cette ville qui est considérée comme l'une des plus polluées au monde. La
discipline et la patience mais, surtout la solidarité auront permis de
traverser la crise dans la sérénité. Cependant, il va falloir faire le bilan
car, depuis bien avant février 2009, toute une armée de clercs sanitaires
essuyait déjà systématiquement toutes les poignées des portes de toilettes à
l'aéroport et ailleurs, en invitant les bénéficiaires à se laver les mains
après le WC. Culture préventive ou consigne sanitaire avisée : il faudra
savoir. Même tourné vers l'avenir, il faudra penser les plaies.
La vie normale reprend sa course quotidienne, le
drapeau peut flotter dans le ciel bleu. Dans
ce pays où la convivialité fait partie de la culture, le serveur reprend ses
bougies au même titre que le marchand de glace, ses glacières. Mexico mérite de
revivre, il a aussi le devoir de résoudre ses problèmes de corruption, de la
drogue, de la criminalité galopante dans le Nord. C'est un pays dont le potentiel immense fait
défaut à plus d'un. Il faudra enlever les masques, non pas ceux de la culture.
Les relations onusiennes interpellent de ce fait le Secrétaire Général Ban Ki moon.
Il faut aider, contribuer à provoquer un boom économique dans la région, sinon
le pays fonctionnera à contre sens. La région aussi. Le rendez-vous du Mexique
est économique, il a besoin de beaucoup plus, que des prières à la vierge
Marie... .
D'abord, on peut se sentir Mexicain, on a les
Mariachis ou les Rancheras pour s'amuser, ensuite les Aztèques pour se
cultiver, et, de façon plus récente, nous avons découvert les Mayas pour
s'inspirer d'une culture, d'un environnement et d'une nature. Le Mexique est
sur le chemin du pétrole, il fait partie de la route du cinéma, il est dans le
canevas de l'ALENA. Si la solidarité européenne se propose de le soutenir par
le lien hispanique, celle de la grande Amérique doit être interpellée pour
établir un meilleur équilibre sur ce continent plein de relief. Le bon sens
enseigne qu'il ne faut prétendre aider par la guerre en Afghanistan, à coup de
milliards et de vies humaines tandis que l'exemple d'un autre Chiapas que
celui de la guerre des zapatistas, mérite une attention soutenue pour
ne gangréner vers le Nord, ni s'aliéner le Sud, au seul profit d'une guérilla
sans espoir. Si nous avons tendance à souligner la région du Chiapas de Juan
Sabines Guerrero, c'est par opposition à l'autre frontière au Nord, qui fait
la honte du pays, pris avec ce problème de la drogue. C'est aussi une richesse
écologique à faire découvrir car elle peut servir d'exemple de développement
durable pour l'écologie des pays dévastés comme Haïti. Un phénomène qui ne
laisse personne à l'abri quand les tsunamis du temps se déchaînent.
Mexico se relève lentement avec la nouvelle
réalité de la frontière Sud, le parfum asiatique persistera-t-il au point de
changer les relations géopolitiques ? La réponse appartient autant aux
investisseurs qu'au bon sens cité un peu plus haut.
Int/06-05-09 |