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SABINES une façon différente de voir la chose! |
Réseau HEM CANADA |
Sommes Colorés |
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un homme ouvert qui parle en compagnie d'un journaliste haïtien |
retirer le Chiapas de la pauvreté un défi de six ans pour Sabines |
la beauté chiapanèque est au centre de son système de valorisation |
les arts et la culture un langage de l'héritage |
la culture des valeurs l'axe qui semble garantir son avenir |
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l'homme n'est certainement pas Maya il cultive cependant la grandeur de... |
celle qui semble avoir les oreilles de Sabines, une femme d'action |
Tel un félin calme qui surveille... la femme de Sabines sécurise MC |
Marca Chiapas une fierté qui va chercher chacun |
Jaime Sabines : ressemblance concordance ou héritage ? |
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JUAN SABINES GUERRERO POLITIQUE La politique de cet homme est colorée et riche en nuances pour un état pauvre. Courant international, couches locales, espaces nationaux. L'un de ses bras droits, la senora Ruth Blanca Esponda Espinosa possèderait une large expérience des milieux national et international avec autant de relations. Sa femme renforce son poids local par ses actions qui tentent d'instituer la Marca Chiapas, tant au pays qu'à l'étranger. S'il présente un style apparemment différent au pays, il semble cultiver de bonnes relations avec les instances fédérales au point d'instruire une base à travers le pays en faveur du Chiapas, malgré le manque de ressources économiques. Sa politique concorderait aussi avec celle des Nations Unies pour le développement durable et pour l'environnement. Ses antécédents municipaux lui servent d'autre part au milieu de ceux qui lui manifestent une grande révérence. Mais, on ne peut écarter non plus la double mesure nationale de la gauche mexicaine qui a failli faire dérailler le pays aux dernières élections. Cet homme politique rassembleur en période de difficultés économiques contraignantes, plus rassembleur que les manœuvres souterraines même d'un parti, représente-t-il un atout majeur pour la stabilité dans ce pays ? Ou, une forme de révolution économique moderne équilibrée garantissant l'émergence des petits états pauvres ?
Sabines Guerrero n'est pas sans ressources malgré tout, mais pas sans défis non plus. La diplomatie chiapanèque existe, ou a dû exister depuis peu. D'abord, les difficultés zapatistes avaient imposé une très mauvaise réputation à la province par la faute de l'armée mexicaine. On a souvent parlé de massacres d'enfants et de femmes indigènes au point que les droits de l’homme en 2009 soient encore très critiques à l’égard de Mexico. Le Canada avait lui même établi ses rapports critiques '94 - Le Chiapas et l'après Chiapas - sur Salinas et Colosios, avec une délégation de parlementaires en mission au Chiapas. Cet état qui s'était détaché du Guatemala dans son histoire pour rejoindre le Mexique, a malgré tout l'habitude des choix douloureux et des décisions courageuses. La France, l'Espagne, les USA avaient échangé des relations zapatistes mixtes de leurs côté mais jugés trop prudentes. Plus que la diplomatie active imposée, le Chiapas devait donc gérer des relations médiatiques avares de sensations. Nous connaissons les suites atypiques : c'est l'érosion après l'exploitation des évènements. Sabines Guerrero semble avoir bien appris de ces époques tragiques. Il négocie aujourd'hui directement sur Puerto Chiapas, en parallèle avec les deux Chines concurrentes au point de friser l'irritation. Le gouverneur Juan Sabines Guerrero accueille ainsi des délégations de journalistes étrangers tout en nourrissant activement la presse locale dans sa mesure hormis la presse gouvernementale Canal 10. Il développe un système de communication qui touche non seulement le local, le national mais l'international, avec les nouvelles technologies de communication. Une exposition de haute voltige démocratique qui lui impose une transparence croissante mais fragile dans un pays comme le Mexique. Il profite de la nouvelle ouverture adaptée des Nations Unies pour développer de nouveaux rapports avec les peuples indigènes, une attitude rentable qui lui ouvrirait certains greniers connexes du système onusien. Son musée de la marimba à Tuxtla Gutierrez retrace sans détour le parcours des afros indigènes au Chiapas. Il se rapproche en même temps de l'Union Européenne en passant par l'Espagne pour récupérer certaines sensibilités historiques. Mais, chose impressionnante, il gère avec une curieuse influence aussi, l'épineux dossier des réfugiés en transit sur la frontière guatémaltèque, un circuit qui part des voisins du Honduras pour se rendre à la frontière nord vers les Etats Unis d'Amérique. Des incidents diplomatiques avec le Guatemala sont parfois évités grâce à son habileté, nous explique une stagiaire de ILO-OIT rencontrée dans les environs de Puerto Chiapas.
Sabines Guerrero bénéficie cependant d'un atout majeur. La frontière Sud semble devenir un pôle d'attraction incontournable à court terme pour l'Asie, comme porte d'entrée pour la zone las Americas. Ce qui lui réfère toutes les relations internationales en terme de challenge, mais de plus, la potentialité de connecter et d'aligner les rails, du Nord au Sud pour une grande Amérique. Pour le Mexique, des rails orientés vers la présidence, avec le PRI qui devra profiter pour changer ou perdre. Sa petite faiblesse : il avoue un anglais limité. Sa volonté : rapatrier des industries, diversifier et foncer vers les marchés internationaux. La ministre responsable de Puerto Chiapas nous explique que les échanges se feront dans la logique de transferts technologiques massifs plutôt que de dumping chinois. Elle parle d'économies substantielles pour les industries chinoises aussi. De là le destin qui l'interpellerait après 2012 puisqu'il ne peut briquer les suffrages chiapanèques pour un deuxième mandat.
JUAN SABINES GUERRERO SOCIETE Le citoyen Sabines semble hériter d'une longue tradition ancestrale sociale : la communication communautaire qu'il valorise. Sa réussite, si on peut en parler à ce titre, réside spécifiquement dans le fait d'avoir fait taire la bourde zapatiste, ce qui lui aurait accordé un espace temporel pour sauver l'unité du pays. Une conclusion actualisée que suggère le rapport critique '94 - Le Chiapas et l'après Chiapas. Les frictions existent encore mais la liberté d'expression proposée aurait offert ses chances en faveur d'une autre ère. Il convoite la nouvelle modernité, l'inclusion sociale. Comme si le génie chiapanèque de la séparation intelligente d'avec le Guatemala serait revenu pour transférer les émotions ailleurs, à la bonne place. Pour faire appel au pragmatisme. Il gère mieux que les apparences. Sabines Guerrero est au quotidien dans ses relations cordiales citoyennes, loin de devenir Jésuite ou Adventiste après son mandat, ou même inactif politiquement. L'observateur averti a du travail pour un constat post 2012. Marca Chiapas est-elle par contre une résurrection de l'instinct commercial du sang libanais qui ne lui serait étranger pour l'avenir ? Entre temps, le gouverneur Juan Sabines Guerrero propose tout un personnage. Int/2011-09 |
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