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SAO PAOLO REPLIQUE A...
J'ADOPTE UN PAYS - La journaliste Arlette Kaufmann revient d'un voyage
au Chiapas Mexico, Elle est Brésilienne et vit à Basel en plein
milieu Suisse alémanique. Elle est revenue toute émerveillée de ses nouvelles
découvertes indigénistes mais n'avait
pu
s'empêcher d'introduire dans toute discussion, le Brésil. Le Brésil de son
cœur. Pure produit du phénomène de l'immigration, cette journalise du pays du
foot, de la Samba et des plages joyeuses et aussi un véritable défi pour la
sociologie de l'intégration et de la nostalgie du passée. Pour son accent, un
mélange d'allemand bâlois et d'un portugais brésilien, son français fait penser à
un personnage de film d'humour. Son anglais et son espagnol vous mettent hors
circuit sur le chemin de la détection quand il s'agit d'identifier ses
origines. Un commentaire amical la définissait comme une vraie Brésilienne. Cependant quand on
lui parle du carnaval de Rio, elle prend un détour par l'Amazonie pour aboutir
à Sào Paolo. Cette dynamique pousse Arlette Kaufmann à véhiculer le message de
Sào Paolo par la voix de Washington Olivetto, qui redéfinit pour ses chers amis
cariocas, la fabuleuse Sào Paolo si évoluée de celle de 1554 des fondateurs
jésuites.
C'est ainsi que, sans le savoir, Arlette
Kaufmann et Washington Olivetto viennent de lancer une polémique durable avec le
projet canadien de RCI viva : J'ADOPTE UN PAYS. La différence, ils n'ont
pas peur de citer les mauvaises notes de ce feuilleton réalité. C'est la
richesse même de leur initiative.
L'histoire passionnante que voulait offrir au monde
notre
société d'Etat par la voie de son avenue cybernétique n'a pas laissé
indifférent. Sào Paolo, sans en être consciente, se serait sentie visée et, offrirait sa réplique.
Sa
réponse à ce jeune couple
brésilien émigré de Sao Paolo, parti en aventure au Canada. Sao Paolo dévoilerait ses
atouts et, surtout son charme dit-on, égal à plus d'une grande mégapole de ce
monde. Ce qui ferait
d'elle, à plus d'un égard, une ville à redécouvrir, une citée distincte, très
différente même de Carioca, c'est Washington Olivetto qui l'affirme. Arlette Kaufmann,
consciente de l'effervescente Samba brésilienne en plein coeur de Mexico city
alors de passage, Elle inviterait ainsi même l'ami Lula, à
mieux équiper le Brésil pour faire connaître Sào Paolo aux journalistes du
monde entier. Et, sans le savoir, nous le répétons, à ce jeune couple parti de Sào
Paolo Brésil, pour faire la promotion du Canada.
Rappel - le lundi 27 août 2007, c'est avec un air audacieux
que Radio Canada International lance son communiqué qui dévoile et amorce
publiquement la stratégie de communication : J'adopte un pays. Les
autres médias sont appelés en grand renfort, une première cybersérie pour RCI
viva annonce le communiqué qui précise : <<
Depuis le 24 août, RCI viva, le nouveau service Internet de Radio Canada
International, a mis en ligne le premier épisode de la série
J’adopte un pays >>.
La cible, le
Brésil, n'est pas sans rappeler la bataille Ambrair-Bombardier ou celle des
bovins entre ces deux grands pays tant en territoire qu'en potentialité
économique.
Le Canada s'y dessinait par cette voie, tellement
ouvert, l'initiative suggérait que fuir le Brésil est une bonne chose pour la
jeunesse instruite intelligente. Le Canada pays d'immigration pouvait offrir
le Brésil chez lui. L'accueil de la communauté lusophone canadienne en dirait
long à ce sujet. Si Sào Paolo, Carioca, l'Amazonie, Porto Alegre, Salvador,
Manaus ou Brasilia seraient tous
brésiliens avant tout et, uniquement, le Canada ne pouvait offrir cette
école-passion du foot cependant si chère au Brésil, même à Sao Paolo
comme le décrit Olivetto quand il parle des fameuses ''times de futebol''.
Etait-ce là une différence remarquable ?
Réplique - Le 27 mars dernier, Sao Paolo
réplique à son tour. Washington Olivetto dit, nous traduisons : << nous
sommes comme tout le monde mais, inclusifs, semblables à plusieurs monde >>.
C'est par là, une Arlette Kaufmann, plongée dans un imaginaire exubérant, fait
appel à la liberté de Olivetto qui parle aux amis cariocas, qu'on retrouve
avec son double chapeau de journaliste et animatrice, entrain d'ignorer le
Montréal canadien, le Torontois de la finance, l'Iroquois de l'histoire et,
même le Vancouver des mers bleues devenu asiatique. Sào Paolo d'après Olivetto,
est réellement curieuse comme avec une 1/2 douzaine d'habitants on retrouve un
Chinois, un Japonais, un Italien... etc.
La différence de RCI viva, cette réplique semble
citoyenne, elle n'est pas encore institutionnelle! Elle semble spontanée, non
politisée ni dirigée. Elle vient du Web, du puissant World Wide Web qui
annonce fébrilité et audace, en réponse aux webisodes de RCI viva.
Si la réplique Sào Paolo semble spontanée et non
concertée, dans sa réponse à Valéria et Patrick Piceda, dans son interaction
avec Canadà Direto, sur le marché des auditoires en parallèle au magazine
radiophonique en portugais de Hector Vilar, les dérivés lusophones made in
Arlette Kaufmann ou made in Washington Olivetto s'annoncent passionnés et
expressives en comparaison à la politique canadienne avérée lors d'une
entrevue accordée à Réseau HEM International en 2007 par le DG. Jean Larin. Si
l'âge de la vingtaine draine un dynamisme particulier, ce pourquoi RCI viva a
recruté ce couple, quand on reconnaît cette génération issue de l'éducation
internet, multipliée par la floraison de la famille brésilienne tel que se
dessine la vigueur de Sào Paolo, le Canada radiophonique comme celui de la
télévision devront tirer rapidement d'importantes leçons. Le www. est un jeu
passionnant pour initiés ou les amateurs inexpérimentés doivent
s'abstenir. Sào Paolo n'est pas Lisborne, vieille citée du Portugal qui ne
sait se défendre.
Un feuilleton exubérant commence pour Valéria et
Patrick Piceda qui ont quitté Sào Paolo, pour RCI viva qui doit prouver son
financement publique, pour le gouvernement qui doit mieux cibler pour bien
investir en immigration. Arlette Kaufmann tiendra-t-elle promesse, Washington
Olivetto prendra-t-il un siège, Sào Paolo semble vouloir répliquer à j'adopte
un pays, c'est pour le moins ce qu'on puisse dire. Bom dia
Int/30-03-09 |