POUSSIERES DU 12  une façon différente de voir la chose!

Réseau HEM CANADA

Sommes Colorés

entre sympathie et empathie

la diplomatie

9 Secrétaires Généraux

pas encore de femme en

Port-au-Prince, vestige

d'un marché centenaire

le Sénégal se retrouve

l'Afrique pas encore

le drame du 12 janvier a

rassemblé pour Haïti

SOUS LES POUSSIERES DU 12 JANVIER HAÏTI DEVOILE par Dan AlbertiniHaïti s’est réveillé le 13 janvier dernier en constatant un visage inconnu du bout du monde. La sympathie fait diplomatie. La diplomatie fait l’actualité autrement. On parle de coopération massive avec effet immédiat. Elle se mesure par la dimension des déclarations internationales. Par les silences, par les abstentions, c’est plus discret. On n’est pas en guerre mais il y a bruit de guerre. On est en période de paix. Les armes de celle-là font dans l’humanitaire de celle-ci. Sur le terrain d’Haïti entendons-nous.

 

Le spectacle est surprenant, espérons qu’il dure car il est profitable à cette petite République de superficie, mais grande d’influence, dans l’ordre comme dans le désordre. La dernière en date : le Canada renouvelle la voie d’accès de sa plus haute instance diplomatique dans l’essence même du pays pour damer le pion à la première visite d’un président français sur le sol de 1804. Cela se passe en même temps que les discussions sur les droits de l’homme au Conseil et les larmes versées sur le départ du pays des soldats de Obama.

 

Le président du Sénégal s’est brillamment jeté dans la mêlée des grandes puissances économiques, en offrant un espace retour aux Haïtiens, l’Afrique est l’Alma mater. Nous avons tout de suite compris que le débat serait transporté dans toutes les sphères des Nations Unies. La raison est évidente, on parle déjà de guerre d’influence dans la coordination de l’aide internationale pour Haïti. Qui aimerait mieux, ou carrément plus !

La bonne volonté dans l’offre de reconstruction des édifices publics semble se transformer en influence diplomatique. Comment damer le pion !

C’est dans ce contexte que nous nous sommes intéressés particulièrement au système des Nations Unies dont fait partie Haïti. Soulevons les poussières du 12 janvier.

 

Nous sommes en pleine période d’examens pour la notion des droits de l’homme. Le voile à tendance à se soulever légèrement quand on accuse les pays islamistes. Il reste le plus souvent baissé quand on parle du pétrole islamique. Cependant, ce tourbillon de poussière soulève aussi une autre image. L’ONU à son corps défendant, réclame le droit des femmes, chez les machos, chez les misos, chez les Afghans. Notre Irwin Cotler est parti défendre récemment, le jour des femmes, le droit à l’égalité en leur faveur. Juste à côté de sa chair, la grande institution qui défend la veuve et l’orphelin dans son discours, UN accuse le passage de 9 Secrétaires Généraux dont celui en fonction et, un premier par intérim, tout au début. Pas une femme dans le passé comme dans l’avenir immédiat. Mais on parle d’égalité des chances. Curieux tout de même monsieur Cotler, pas un mot d’homme là-dessus!

 

Le tourbillon s’il soulève de la poussière, il laisse entrevoir plus. La déclaration extraordinaire du président Wade du Sénégal sur l’Haïti post 12 janvier, a surpris plus d’un comme nous le disions plus haut. Dans le bon sens il faut le dire. Le président Sarkozy de la France doit craindre les collatéraux de pareille déclaration inclusive. La question a été soulevée sous plusieurs angles avec un spécialiste en droit international de la Côte d’Ivoire, à savoir : s’il corroborait pour son pays. Sa réponse : << aucun pays africain n’oserait dire non aujourd’hui, mais… >>.

Il nous dit cependant que la République d’Haïti ne siège même pas comme membre observateur de l’Union africaine. Il reconnaît que ce n’est pas normal pour un pays qu’on dit de racine africaine. On se risque de surprise en émotion : est-ce possible monsieur Wade ? Pourquoi Medvedev devrait-il faire mieux ?

 

Haïti se retrouve ainsi dans le tourbillon d’une diplomatie de haute voltige. De toutes les écoles, de toutes tendances. Nous sommes néanmoins à l’école des Nations Unies : parallélisme asymétrique, incidence américaine, émergence chinoise, fracture européenne, impression brésilienne, et passons.

Curieuse école, mais ça va encore plus loin.

 

Essayons un ballon. Le monde des compétences qui se frotte tous les jours au sein des différentes commissions que ce soit à New York ou à Genève, ne favorise pas nécessairement l’égalité des chances pour le postulat du secrétariat général. Les femmes d’abord et, plus encore. Par exemple, un journaliste influent et compétent ne peut se voir proposer par son Etat d’origine. Diplomates et politiciens ont pourtant accès, même quand ils doivent négocier tous les jours avec la meute de journalistes qui sont réputés capables d’analyser, de commenter, de critiquer, de l’orienter. Arrêtons-nous là, alors au prochain tourbillon de poussière. Int/19-02*11-03-10

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