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JEAN-CLAUDE PRINCE
DE SWISS WORKERS DÉNONCE - La Suisse écope, la Roumanie maltraite, les
Philippines menacent - Le Suisse scandalisé par la
Swiss
attitude. En matière des droits des travailleurs, le BIT est au courant mais
inefficace dans les principes. Technicalité oblige, on ne peut redéposer pour
un dossier déjà en traitement. Prince dénonce un arbitraire déguisé en
paternaliste qui pénalise lourdement dans un pays dépositaire de conventions
sur les... etc.
Cela se passe en Roumanie, intolérable mais on
y est habitué. Cela se passe aux Philippines, on le condamne, on le dénonce
mais ça n'étonne. Cela se passe en Suisse, dans la Genève Internationale,
c'est révoltant, inqualifiable, décevant, déshonorant, démotivant...
C'est un mauvais exemple qui corrobore et corrompt
les autres places d'incertitude. Le représentant de Swiss Workers
au sein de l'OIT, Jean-Claude Prince dénonce avec beaucoup de détermination ce qu'il appelle la Swiss attitude en matière de respect du droit des travailleurs. Il ne rate pas
non plus les autorités de la Roumanie et des Philippines pour cause de graves
violations des droits humains. À en entendre parler, on déduit facilement que
le nouveau Conseil - Droits Humains - est bidon et, ne possède aucune influence
réelle en la matière, comme le
décrivait le représentant de la Palestine lors du dépôt de la charge de Christine Chanet,
rapporteur de l'ONU, contre Cuba.
Bilan - 2003, l'Union Syndicale Suisse adressait
une plainte contre la Suisse au Comité de la liberté syndicale de l'OIT, en
violation de la Convention n.98 sur le droit d'organisation et de négociation
collective que la Suisse a ratifié. Des délégués et représentants syndicaux
sont licencié abusivement. Le Conseil d'administration du BIT avait pris le 15
novembre 2006, une décision historique contre la Suisse, la priant de prendre
les mesures visant à rétablir la justice. Hier la veille, soit le 12 juin en
cours, une réunion tripartite devait avoir lieu à Berne au Palais Fédéral,
pour examiner des mécanismes susceptibles de renforcer la protection des
syndicalistes contre les licenciements abusifs comme dans le cas de Didier
Burkhardt, représentant syndical aux transports genevois, licencié abusivement
le 24 avril dernier.
Une enquête de terrain menée par une équipe de
Réseau HEM en Europe, nous a permis de constater dans les faits, le niveau de
l'arbitraire et des abus opérés contre les droits des travailleurs d'origines
portugaise et turque dans les cantons de Vaud et de Genève. Les menaces de
licenciement sont devenues pratiques courantes pour augmenter la charge de
travail.
Les charges de Jean-Claude Prince ont touché aussi
le cas de Ed G. Cubilo, président de l'association des travailleurs de Toyota
Motors Philippines Corporation, victime de méfaits commandités par des hommes
à charges de Toyota Motors Philippines. La Roumanie ne s'en est sortie plus
propre avec le cas de Miron Cozma emprisonné depuis belle lurette. Son
co-détenu au pénitencier a même avoué les magouilles entreprises par un
officier du service indépendant de protection et anticorruption, dans le but
de l'éliminer physiquement.
Jean-Claude Prince finit par conclure que ce sont
les États comme l'Australie, l'Angleterre etc. qui se cachent derrière des
manipulations pour imposer une soft attitude envers les États en violation
afin de réguler en faveur des abuseurs. Cela semble vouloir s'installer en
Suisse. Le plus intriguant dit-il c'est que
les autorités suisses l'accusent de ternir l'image de la Suisse à l'étranger en accusant et
en dénonçant sur la place publique internationale.
International/13-06-07 |