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PIERRE OPONT UNE CERVEAU AU
CEP HAITIEN par rédaction
- Le gouvernement Haïtien a
marqué un bon coup certes. Mais il vient
d'installer
aussi un
débatteur outillé qui peut surprendre.
Surprendre face au défi.
Le grand défi de Pierre Opont sera, s'il est resté
brillant, de convaincre. Rapidement.
Plus
que des élections ce sera de résoudre ce problème de provisoire en permanent,
pour avancer. Car c'est un problème, s'il-le gouvernement n'avait pas
l'intention de procéder. Pierre Opont est connu beaucoup plus loin que le
cadre de Port-au-prince. Il aime persuader. Sa qualité première c'est de savoir quand
ce n'est pas son tour, il le savait sous Aristide.
Si Pierre Opont a accepté
cet héritage galère de près d'un quart de siècle, il doit bien être
convaincu des possibilités du mandat qu'il se donnera. Réaliser une ou deux
élections pour plaire, pour épater la galerie ne peut suffire à ce brillant cerveau.
Une référence utile : imaginons un instant la DGEQ. avec Pierre F. Côté dans
le temps, avec ce fardeau au Québec, en pleine cavale identitaire. La
démocratie québécoise ne serait en mesure d'instruire la base estudiantine ni
aider Haïti il y a de cela près de vingt ans ou, ailleurs au monde. L'héritage
haïtien pèse encore trop lourd sur le CEP.
Pierre ne pourra fonctionner pour cet état permanent de violation de la
constitution, pour un organe provisoire politisé. Le privé lui offrira mieux,
l'international aussi. Esprit puissamment libre et ami de Dany
Laferrière, cette relation définira mieux Pierre pour ses recruteurs. C'est
une meute d'intellectuels, d'observateurs et de penseurs qui ne peuvent se
permettre de se méprendre.
Les défis - Il suffit d'ammorcer une lecture de la
constitution '87 pour qu'on s'aperçoive que les constituants étaient plus
émotifs que rigoureux, ce malgré la bonne volonté enfantée par le départ de
Duvalier. Les technicalités associées au naturel imaginaire haïtien ont
produit la situation d'aujourd'hui qu'on connaît. Laquelle situation ne favorise guère
l'émancipation, le partage des pouvoirs tant dénoncé par le Juge Heidi
Fortuné, ni l'autonomie nécessaire d'une institution telle que le CEP. Elle
est d'ailleurs provisoire en permanence.
Sortir, plus qu'un exutoire, de
ramassis de démêlés de politicaillerie n'est pas une tâche facile qui peut
être confié à n'importe quel proposeur. C'est d'autant plus un défi de taille
que la partisanerie est à évacuer complètement et sans commentaire. Les
garanties ne peuvent s'obtenir du jour au lendemain, des gouvernements y
passeront que le DG devra survivre à cela. C'est aussi un sacrifice que se
paiera dans l'histoire et non dans les faveurs politiques. Le Québec doit en
savoir bien plus à ce titre et, Il ne serait que bon conseiller pour Haïti, quand on
analyse le trajet de Pierre F. Côté à la tête de la DGEQ.
Haïti est une République dont le président n'a eu
de scrupules à mendier ici même au Québec. Plus d'un ressortissant y ont élu
domicile faute de stabilité politique. Il n'y aurait donc aucune excuse à ne
pas s'inspirer des traces de Pierre F. Côté à la DGEQ.
Pierre Opont a l'obligation en ce sens de
mettre un visage sur cette importante institution qui fonctionne encore à coup
d'arrêté présidentiel.
DocHaïti/07*27-03-08 |