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LE CONSTAT NE
RASSURE GUERE IL EST ALARMANT L'OMS SORT SON ARTILLERIE LOURDE - Les
heures passent, elles se comptent, elles sont éprouvantes pour la batterie de
spécialistes à l'étude de ce nouveau défi à l'Organisation Mondiale de la
Santé. Le niveau d'alerte a augmenté, l'alarme est réelle, elle est sonnée
pour tous. Porte-parole, staff médical, expert, tous ne ménagent pas, il faut
agir vite.
Les autorités médicales semblent prendre la menace
très au sérieux à travers le monde même si le Mexique demeure le pays le plus
affecté jusqu'à présent. Les conséquences pourraient être catastrophiques pour
tout le monde précise-t-on. La consigne du masque semble retrouver un élan
naturel chez un très grand nombre de personnes soucieuses de leur santé. Les
Etats Unis d'Amérique ont pour leur part décrété l'état d'urgence en matière
de santé publique même si le président appelle à ne pas succomber à la
panique.
L’Organisation Mondiale de
la Santé, qui est actuellement en mode d'alerte 24 heures sur 24, a ainsi
confirmé qu'il y a eu 40 cas de grippe porcine aux Etats-Unis, 26 cas
confirmés en laboratoire au Mexique, six au Canada et un cas en Espagne.
Mais les seuls cas graves
ont été constatés au Mexique, où l'OMS a une équipe sur le terrain pour
essayer de suivre l'origine de l'épidémie.
Les experts de l'OMS
assistent aussi les autorités mexicaines à la demande de ce pays pour mener
les enquêtes et renforcer les laboratoires. Les autorités précisent ceci : «
Nous sommes préoccupés par le fait que ce virus pourrait causer une
nouvelle pandémie de grippe. Il pourrait être bénin dans ses effets comme il
pourrait être potentiellement grave », le Secrétaire général lors d'un
point de presse au siège des Nations Unies à New York, a noté qu'au Mexique la
plupart des morts étaient de jeunes adultes en bonne santé.
La
FAO de son côté a mobilisé ses équipes d'experts pour vérifier s'il existe un
lien direct entre la nouvelle souche du virus grippal H1N1, qui a déjà tué
plusieurs personnes au Mexique, et les porcins, a indiqué lundi
l'Organisation. Une mission du Centre de gestion des crises de santé animale
FAO/Organisation mondiale de la santé animale (OIE) se rend cette semaine au
Mexique pour aider le gouvernement de ce pays à évaluer la situation
épidémiologique au sein de la filière porcine, indique un communiqué de
l'agence des Nations Unies.
La FAO avance cependant qu'il
n'y a pas de preuve d'une menace sur la chaîne alimentaire à ce stade, il
s'agit d'une crise humaine et non animale, mais nous devons être vigilants et
préparés, indique M. Joseph Domenech, vétérinaire en chef à la FAO.
Réseau HEM International
recommande donc à tout le monde de ne courir aucun risque inutile, de
consulter
immédiatement un médecin en cas de symptôme apparent, et, surtout d'observer
les consignes et conseils des autorités compétentes en la matière tout en
rappelant la nécessité de se laver régulièrement les mains.
Soc/27-04-09 |