|
G8 SOMMET DE HEILIDENGAMM -
La tribune s'élargit mais elle est loin d'être, pour faire un anglicisme, a
tribune all, elle se cloisonne. C'est ce dont on craint de
l'autre côté
de la barrière, non pas réellement contre ce qui se passerait mais irrité
d'être mis à l'écart. C'est surtout ce qu'on appelle la Société civile, libre
mais aujourd'hui en liberté surveillée. Surveillée par la politisation
exclusive et exacerbée de politiques totalitaristes dites démocratique, mais
aussi surveillée par les opposants traditionnels devenus agressifs à force
d'être écartés et manipulés. Les sommets alternatifs sont carrément virés de
la caméra pour qui les sujets d'attraction du public rapportent plus sur le
marché des auditoires.
Cette session voit donc des invités spéciaux tels
que le Brésil, la Chine, les Indes, le Mexique et l'Afrique du Sud. Mais,
entre autres, l'Afrique drainera aussi l'Égypte, l'Algérie, le Nigeria, le
Sénégal, l'Éthiopie, et le Ghana. Les intérêts sont pour le moins divergents
et les humeurs loin d'être au beau fixe. La rencontre préparatoire des
ministres des affaires étrangères n'aura apporté cette conjoncture de
complémentarité dans un contexte de nouveaux défis. Lesquels défis sont de
taille, encore plus sensibles qu'avant la période de guerre stérile de
nervosité et d'ego prononcé appelé guerre froide.
Si les relations se tissent bien avant le sommet à
proprement parler, ce qui pourrait démontrer, soit le langage de la langue de
bois du politique, soit l'incompréhension mutuelle de partenaires, rien n'est
acquis, rien n'est certain, c'est un jeu d'influence récurrent. C'est donc sur
ce parcours que le PM Harper a visité le président Sarkozy pour atteler de
nouvelles relations personnelles dans un contexte de changement de draft,
de changement de manière, de changement de rythme. D'ailleurs Sarkozy l'a fait
savoir à qui veut l'entendre : il n'est pas Chirac ni vieux de la vieille
garde. Les défis lui sont réservés aussi mais son audace met en garde à
l'échelle des continents.
De son côté l'ONU joue sa partition dans l'ombre
et la Banque Mondiale profite pour faire
peau neuve après le scandale Wolfowitz. Et, dénoncer les retards des promesses
2005 post G8 envers une Afrique qui se redresserait un tout petit peu, offrant
espoir et bonne gouvernance, mais trop peu par rapport au SIDA et aux
retardataires comme ceux des massacres au quotidien. Le monde en ce sens
s'accroche plus à des clichés comme à des images proposées pendant trois jours
d'horloge qui cependant, offrent un peu plus que le dernier exercice. C'est
l'équation nucléaire!
Les déclarations des uns comme les démarches des
autres, inquiètent. Dans la réalité d'une part et d'autre part, les
délégations de politiques parlent et agissent au nom des États qui nous
représentent, mais ne nous représentent pas réellement, pas du tout.
C'est ce qui fait du G8, un monstre autant actif
que endormi, dont : gauche et droite, activiste et modéré, religieux et athées,
ont peur des folies, ont peur des erreurs. Ce serait la résultante de plusieurs corps
de génie dont les membres désarticulés ne partagent plus de nerfs ni de centre
nerveux commun. C'est à dire l'humanité et son bonheur.
Pourquoi? Si Bush persiste et installe, Poutine
signera et pointera. Ah! les missiles et les radars.
Sommet G8 2007/05-06-07 |