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TRIPOLI une façon différente de voir la chose! |
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Un fait est certain, la presse francophone et genevoise, pour jouer prudence, a mal géré les affaires Khadafi. Elle a joué partisane, elle a joué judiciaire tandis qu'elle se justifierait tout simplement dans son pouvoir, le 4ième dit-on, mais de neutralité dans l'analyse, dans les faits. Le pire est déjà joué pour cette gestion qui malheureusement fait face à de terribles accusations croissantes, à des aveux douteux qui sèment le doute et à une décadence de ces gestionnaires de fortunes. Tripoli n'est pas fiable mais Berne se découvre peu recommandable et, Genève tente maladroitement d'imposer des relations estropiées. La presse francophone genevoise en ce sens s'est trompée et, trompe malheureusement. Le snobisme c'est autre chose que les relations publiques. Les relations publiques c'est autre chose que du journalisme. |
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1 - Le plus facile, le juge d'instruction, dont l'énorme pouvoir discrétionnaire lui permet de classer pour insuffisance de preuve. Berne offre alors l'asile politique aux domestiques en échange de leur silence car ils ne sont pas Libyens, donc pas menacés dans leur pays. |
2 - Un employé de l'hôtel aurait enregistré le son venant de la chambre des Khadafi. Les domestiques maltraités criaient, l'employé aurait pu, avec son portable, à la même enseigne que la pendaison de Saddam en Irak, filmé ou enregistré le son. |
3 - Le juge d'instruction fait traîner l'affaire, étant donné la complexité, du fait que l'enfant Khadafi ne peut plus témoigner à charge ou à décharge. À d'autres impératifs, le juge renvoie sine die. Entre temps Berne déploiera intelligence et diplomatie pour calmer les Khadafi. |
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Zappelli ferme le dossier et Berne trouve une formule appréciée |
C'est une probabilité mais il est tard pour en venir à ce scénario. |
Berne ne s'excuse mais sans juger le fils Khadafi. Un doux froid |
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Les scénarios 1 et 3 rentrent dans les cordes de la justice acceptable. Si le 1 résout définitivement le problème, ce malgré un petit énervement d'une presse locale atteinte de somnambulisme, le 3 présente des risques, mais, raisonnables qui serviront à tenir tranquille ce Khadafi nerveux.
Le procureur Zappelli ne peut par contre, oser cet employé fictif du scénario 2. Il est trop tard pour ce faire car cela eut été mieux dès le début. Dans la spontanéité. Mais on est dans le réfléchi aujourd'hui. Le coup aura été tout simplement scénarisé et appuyé par la France de Sarkozy qui avait annoncé se couleurs.
Pourquoi pas avant ? On y aurait pas pensé, mais ? C'est possible mais, l'employé n'est pas un agent de l'ordre mandaté à cet effet. Ce serait une écoute électronique. L'hôtel suisse ne serait ainsi donc pas fiable pour ses clients, d'une part. Et, d'autre part, scandale diplomatique encore plus grave. Si cela était, c'est une grave dérive d'espionnage dans un hôtel suisse, face à une famille présidentielle... , qui rapporte à la Suisse. C'est la triste vérité de Berne. Ce serait la triste vérité à la même enseigne que les 3 clefs UBS aux États et, qui sait où encore ailleurs dans le monde, pour que Khadafi s'énerve autant. On l'imagine mal sans munition ou sans allié.
Imaginons un 4ième scénario. Le juge d'instruction charge à fond, c'est la crise. Le réalisme financier de Zurich se fâche contre l'intellectualisme de Genève car les 3 clefs UBS risquent de se retrouver encore là où il ne fallait pas. C'est à dire en mauvaise posture. Et, Berne perd entre temps ses bons offices dans le Caucase. Bref!
La question multipolaire serait désormais : pourquoi nourrir le diable, non pas celui qui fait peur comme en Libye mais, le malin, celui qui sème le doute. Celui qui trompe les systèmes. Zappelli est donc dégarni, démuni, ça Berne l'a compris. S'il ose, ce sera Berne qui paiera la note. Tripoli aura ainsi raison d'avoir espionné aussi, pourquoi pas des fraudeurs comme pour les 3 clefs UBS aux États mais, à Tripoli cette fois-ci. Un montage ou une réalité ferait très mal à la Suisse.
La situation fait donc appel à un sens du réalisme politique en ces temps de révélations scandaleuses. Tripoli n'a rien à perdre d'un scandale, il est le scandale. Mais Berne draine tout le crédit de la Suisse, déjà lourdement impliquée dans une catégorie qualifiée ailleurs de voyous. La gestion de fortune serait un rêve proposé, comme à l'époque des Duvalier, des Marcos etc. pour mieux cacher les intentions découvertes, comme aujourd'hui aux États. C'est en ce sens que Tripoli gène la voie de plus d'un mais Genève tripote, par la voix de ses journalistes, feignant d'oublier les 3 clefs du mystère helvétique. C'est en soi, une leçon de retenue même pour nos banques canadiennes. International/11*14-08-08 |
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