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JMJ  une façon différente de voir la chose!

Réseau HEM CANADA

Sommes Colorés

d'un quart de lune à l'autre, le Canada oui, yes, j'y crois!

3ième Jeux Mondiaux de la Jeunesse. par Dan albertini - C'est la ville de Sherbrooke qui accueille cette édition des jeux mondiaux en athlétisme. Les estimations donnaient un niveau d'assistance fort apprécié, 8000 spectateurs lors de l'inauguration. Sherbrooke recevait les délégation de 160 pays. Les Brésiliens de Lula y sont aussi. On dirait les Nations Unies. Il y a une différence. Les délégués sont jeunes, très jeunes. 7000. Ce sont des athlètes. Effet Mc. Do oblige, la plupart sont accompagnés de leurs parents. deux parents la plupart du temps. C'est le cas d'un jeune Haïtien de 15 ans. Le seul athlète de la délégation haïtienne. Il doit courir les 100 mètres

d'un quart de lune à l'autre, le Canada oui, yes, j'y crois!

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DIFFUSION VIDÉO-MULTIMÉDIA

LA COMETE PIERRE-HANS HORACIUS

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Drôle de coïncidence, Bruny Surin est là aussi, il venait du nord d'un pays et vit dans un autre pays au nord. Il a déjà fait Séville (Espagne) en 1999, 100 mètres en 9.84 secondes - Son ombre aidera Olivier , peut-être -. Mais il est Canadien Québécois et Haïtien. Il y a déjà un autre Haïtien dans la délégation canadienne, Pierre-Hans Horacius. Il a de meilleurs chances. Je crains déjà pour le jeune Olivier Févry. Les impressions dégagées au dernier congrès sportif haïtien au stade olympique ne rassurent pas.  On parlait d'échec. Aujourd'hui c'est Sherbrooke. une ville qui ressemble à la Suisse - il doit se sentir perdu, étranger -. Je parle de la Suisse en photo, je ne connais pas l'Europe. Dans mes projections je suis plutôt Américain

Sherbrooke c'est aussi la ville de Jean Charest, le nouveau premier ministre du Québec. Un homme bizarre. Un premier ministre tout neuf dans le parler haïtien. Il se réclame d'être Québécois mais raconte avec humour son appartenance irlandaise. Les nouvelles le disent ailleurs avec ses homologues des autres provinces, en train de discuter affaires. Je le crois plus intéressé au fédéral qu'au Québec réellement. Je profite de son absence pour visiter Sherbrooke. Sherbrooke est située en hauteur. Elle paraît moderne mais on a l'impression que c'est une ville familiale, communautaire, ancienne. La police, enfin ceux qui portent un pistolet, c'est ce qui nous distingue. On joue tous les deux dans le pacifiste. Plus accueillants que agressifs. On sent qu'on est pas à Montréal. Je me suis dit que les motards de la ville voisine les ont peut-être domptés. De plus, la ville paraît plus longue que large, cette police ne doit pas souvent tourner en rond

Beaucoup de noms anglais pour annoncer les rues. Et, c'est la rue King qui nous amène finalement au stade de l'université Sherbrooke, le site officiel des jeux. Immense territoire, pour un campus, c'en est un. La cheminée attire mon attention, une forme de fusée. moderne! une impression de site nucléaire. Un vague sensation d'espionnage. Plusieurs embouchures de couloirs souterrains, on dirait une ville cachée sous la montagne. Le centre culturel aussi, une drôlerie. C'est là où on accrédite les journalistes. Bref quelqu'un sonne le glas, que la fête commence! Les jeux je veux dire

L'Afrique noire est là, très présente. Le Maghreb aussi. On entend l'Allemand, le Nippon. En fait c'est le world mais jeune je dirais. La première journée est très active en compétition. Déjà un champion dans les manches. Le soir c'est le feu d'artifices. Ils ont un pont Jacques Cartier aussi

 

 

 

Je termine ma soirée avec mon fils qui veut apprendre le métier. Il a été accrédité. Le responsable dit de lui un cinéaste en devenir. Il lui donne sa chance. Je suis triste malgré tout, j'ai vu des mouches dans un Mc.do sur la King.  Je préfère ne plus en parler. Je dors donc à la belle étoile. le site aussi. C'est réellement un site nuc.lé...aire. Je rêve

11 juillet - La journée est pluvieuse, on court le haie. Incroyable. Personne ne tombe. Il y a des flaques d'eau partout. On dit souvent: si jeunesse savait, ces jeunes compétiteurs savent beaucoup plus que la maxime et sont mieux préparés que la plupart de leurs aînés. Il bénéficient de l'expertise des meilleurs au monde. J'aime les voir courir sous la pluie, ils ne tombent pas. C'est l'assurance, les jeux continuent. Un Brésilien se qualifie, une deuxième course, un Portugais. La sécurité, l'organisation est importante, minutieuse, rassurante. Une épreuve à peine terminée, on retrouve déjà les résultats classés dans tous les cassiers de la salle de presse. Mais je suis inquiet pour mes photos. Il y a quand même certaines petites failles. L'exclusivité de la caméra est accordée à CBC. L'argent fait tout. Il a le bras long, favorise les grands, écrase les petits. C'est normal, c'est le jeu. Je l'aurais fait mais j'aime mieux sélectionner mes images à partir d'une bande vidéo

 

Les épreuves du 400 mètres. Un journaliste étranger vient filmer sans autorisation - son fils court. On fait semblant de ne rien voir. La veille je l'ai fait, c'est l'avantage de la camcorder numérique. La compétition est à notre portée. Tout de même je trouve injuste le fait que je doive me cacher pour le faire

Glenroy Gilbert

athlète brésilien

Pierre-Hans Horacius

Richard Pierre-Gilles

Un favori vient de se qualifier. David Pedneault, un Canadien et c'est l'euphorie chez les spectateurs - malheureusement la pluie et les effets de la télé provoquent une assistance plutôt anémique - le journaliste de la SRC se laisse emporter aussi. On oubli les autres, c'est la joie, le bénévoles s'exclament. Le Nigérien Ogundé, champion en titre, vient de se faire déclasser par un Allemand. C'est peut-être la pluie qui l'a refroidi. Le niveau technique du 100 mètres est très élevé. On voit des athlètes bien bâtis pour leur âges tandis que d'autres plus chétifs s'efforcent. Un autre Canadien Pierre-Hans Horacius vient de se qualifier aussi. La semi finale les attend. Et les jeux continuent

Je rencontre Richard Pierre-Gilles, un jeune footballeur de Sherbrooke. Il est d'origine haïtienne et bénévole pour les jeux. Je l'ai déjà vu jouer contre une équipe haïtienne. Le Racing de Montréal. Sherbrooke avait battu. Le nom de Racing n'a pas valu grand chose. Ici à Sherbrooke, on rencontre beaucoup de monde et on voit tout. Deux jeunes femmes du Kenya courraient les pieds nus - un défi pour l'organisation et une faillite pour les fabricants de souliers de sport, Adidas en vend à $250 dollars la paire -. On rencontre même un Glenroy Gilbert, un des hommes les plus rapides au pays. Il coach l'équipe canadienne, le jeune Horacius est avec lui. Les journalistes courent après eux. Ce sont des petits moments de gloire. La relève est assurée. Quand on pense à Bruny, Glenroy, Donovan Bailey, d'ailleurs un autre Bailey -Daniel- court déjà. L'heure de la gloire viendra, on le sent mais il faut travailler encore. Performer, un idéal à atteindre

 

La 1/2 finale annonce la vérité, la gloire c'est pour une autre fois. L'Afrique du nord l'emporte. Je perds un peu d'intérêt, mon dada c'est le 100 mètres. Je me suis dit que les prochaines olympiades, .... beaucoup de surprises. C'est ainsi que je reprends la route, admirant le paysage. De meilleurs souvenirs que les jeux de la francophonie à Hull Ottawa où la police et l'organisation étaient à plaindre. J'ai tout de même un peu d'amertume parce que je n'ai pas eu le temps de visiter la galerie de madame Blais. Elle connaissait bien les peintres naïfs haïtiens. Sherbrooke, c'est un endroit à visiter mais j'avais hâte de rentrer. Sports 13-07-2003

tabloïde relogé le 20 juillet 2009

L'Afrique de plus en plus proche d'Haïti. Plus qu'un appel du coeur, des racines profondes traduites en rythme, en poésie, en culture.... des liens historiques...

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